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les chapeaux

 

Les Artisanes et les Bastidanes, tout comme les autres provençales portent un grand chapeau pour se protéger des intempéries.

Le chapeau de feutre noir protège la tête en hiver (froid-pluie). C'est le "capeù à la Berigoulo" (chapeau à grands bords). Le chapeau de paille "capeù de paio" les abrite des chauds rayons du soleil en été.

Il doit être léger, en paille tressée, paille de riz ou paille d'Italie lorsqu'il est très beau, de couleur bis pour les personnes jeunes, noire pour les personnes plus âgées. Hiver comme été, il est toujours porté sur la coiffe, posé légèrement incliné sur le côté.

Deux longues brides cousues à l'intérieur, de part et d'autre de la calotte, permettent de retenir le chapeau sur la tête et surtout quand souffle le mistral.

 

 

 

 

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Pour la paysanne, le chapeau est un élément utilitaire. Aux champs, posé sur la coiffe, quelquefois retenu par un fichu plié en triangle et attaché sous le menton, il sert à se protéger du soleil ardent de la Provence lors de leur labeur. Il est en paille tressée, sans ornement, sinon un simple gros-grain autour de la calotte. Celle-ci, tubulaire ou légèrement conique, est de taille variable suivant les régions. De très plate, la calotte peut atteindre 13 cm. Ils sont souvent doublés de satinette jaune ou moutarde. On peut même trouver entre la paille et la doublure plusieurs épaisseurs de papier (journal) pour servir d'isolant.

 

Les mitaines - historique et caractéristiques

 

Le mot mitaine viendrait de "mite" nom ancien qui vient de mitan : à demi, milieu, moitié. 

Elles sont le complément de la toilette de la femme provençale. Elles protègent la main contre le froid ou les chocs, et couvrent la paume de la main, laissant libre les doigts pour les travaux délicats. Elles n'ont qu'une séparation pour le pouce. Les mitaines se font en soie, tricotées à la main au crochet, aux aiguilles ou mécaniquement, ces mitaines sont en coton blanc ou noir.

Les mitaines apparurent sous l'Empire lorsque les manches raccourcirent. En règle générale, les manches des robes et caracos recouvrent les mitaines.

Les comptes du Roi René, nous apprennent que déjà, au XV° siècle, elles sont connues et en honneur à la Cour. Primitivement, le parement de la manche est rabattu sur le poignet et la main. Au XIX° siècle, on porte des mitaines en fil fin, en soie, écrues, blanches ou noires tricotées aux aiguilles.

Puis, l'industrie se développe, on trouve alors dans le commerce des mitaines tricotées à la machine.

 

 

La femme provençale les enfile lorsqu'elle s'habille avec la robe des jours de fête.

Elles ne sont pas de mise pour les femmes de la campagne en tenue de travail, en manches et en chemise.

Il existe deux sortes de mitaines : les courtes qui s'arrêtent au poignet et qui accompagnent les corsages à manches longues et les longues mesurant 0,35 m environ portées avec des corsages aux manches trois-quarts.

Elles présentent toutes des points de tricot fantaisie, toutes sont arrêtées à la base des doigts et présentent un pouce tricoté à part.

 

 

mitaines écrues
Mitaine fin xix 1
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Mitaines noires 005
4xl0v en formation 6

Des points savants ornent le dessus de la main, souvent orné de trois épis rebrodés, et quelquefois, l'avant-bras.  Une bordure festonnée borde les deux extémités de ces mitaines. De longueurs différentes, elles s'accordaient avec la longueur des manches des robes ou cararos avec lesquels, elles étaient portées.

 

Les bourses

 

La bourse est très pratique pour serrer les pièces de monnaie, elle peut être très simplement en étoffe de laine, en peau souple ou parfois un véritable bijou.

Souvent tricotée en soie et en fils d'argent, elle est ornée à ses extrémités d'un tissage de perles d'argent.

Confectionnée pour une femme ou pour un homme, elle se pend à la ceinture. Elle se compose d'un rectangle dont les bords sont repliés vers le centre et cousus d'un tiers de chaque côté et à chaque extrémité. Le centre reste fendu ce qui permet de glisser les pièces.

 

 

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Les sacs

Quelques mots sur les sacs qui étaient aussi une marque de richesse. Les plus beaux sont en fils d'argent, ceux des pauvres en fils d'acier et d'argent tricotés, travail remarquable mais de moindre valeur.

 

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On offrait quelques fois aux petites filles des sacs faits de toutes petites perles qui dessinaient un bucolique : prairies, moutons, etc...

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Des sacs de soirée, en marcassite, sulfure de fer utilisé en joaillerie ou perlés de soie étaient très élégants.

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Il existait dans chaque pays d'Europe des corporations vouées à la confection et à la décoration de sacs, traités comme des bijoux. Ainsi, la mode des années 1800 exprimera la délicatesse en vogue sous l'ère victorienne. Puis, vers la  fin du 19° siècle, elle semblera influencée par les répercussions de l'ère industrielle.

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